Association La Gazette Beauce Perche et Thymerais
Association La GazetteBeauce Perche et Thymerais

Retable de l'église de Saint-Eliph

Le retable de l’église de Saint-Eliph



Les retables n’ont été construits dans les églises rurales qu’au cours du XVIIéme siècle, tandis que dans les églises urbaines, les retables existaient déjà dès le XVIéme voire le XVéme siècle. La vogue se poursuit au XVIIIéme et ce jusqu’au XIXéme siècle. Cet édifice a été construit en 1646 sous le règne de Louis XIII, a été réalisé par l’artiste Delahays. Cette datation est en adéquation avec les procès-verbaux[1] dressés par l’archidiacre de Vendôme[2]. Cette œuvre se présente en trois parties distinctes. Ce monument de style baroque[3] répond à l’appel du clergé, à celui d’éduquer les fidèles de la religion catholique. À cette époque une grande partie du peuple demeure illettrée. L’iconographie avait un rôle pédagogique auprès des fidèles. Le mouvement de la contre-réforme[4] né du concile de Trente (1545-1563) a pour but d’enrayer le mouvement protestantisme (calvinisme, luthéranisme) prenant une grande ampleur à cette époque. Luther cherche à modifier l’Eglise catholique. En 1517, il expose ses 95 thèses qui remettent en cause la politique des indulgences que l’Eglise octroie aux fidèles en échange d’une contrepartie financière. Le luthéranisme affirme l’autorité de la Bible, pour cela les saints et les intermédiaires entre Dieu et les fidèles sont réprouvés. Luther comme chef de file de son propre courant de pensée s’explique en ces termes « Ce ne sont pas les bonnes œuvres qui font l’homme bon, mais c’est l’homme bon qui fait les bonnes œuvres. »

Les contrées percheronnes, ne sont pas étrangères à cette nouvelle pratique religieuse qui acquière une certaine renommée  en cette deuxième moitié du XVIéme siècle. La première église calviniste dans la région a été implantée à Authon du Perche en 1563.  


[5]Seulement quatre années plus tard, à l’image de l’expansion fulgurante de ce nouveau courant de penser, les huguenots[6] contrôlent les villes d’Etampes, d’Orléans et de Vendôme. L’année suivante, les Protestants tentèrent d’assiéger la ville de Chartres, mais après une série d’attaques de 12 jours, les soldats du prince de Condé rebroussèrent chemin[7]. Les huguenots étaient aussi présents dans les contrées percheronnes puisqu’ils tenaient un prêche au lieu-dit des Moulins à Saint-Eliph[8] en 1574, à Authon-du-Perche, à Bellême où Pierre de Fontenay nommé capitaine de la garnison du château de Bellême par Catherine de Médicis. Qui lui donne l’ordre de protéger les Protestants de la ville après le massacre de la Saint-Barthélemy. Fidèle au roi et à la régente, Pierre de Fontenay livre bataille à la Croix-du-Perche le 22 mars 1589. Il parvint à reprendre la ville de Bellême détenu jusqu’alors par les Ligueurs[9]. Il participa aussi à la libération de la ville du Mans (novembre 1589), de Chartres (février-avril 1590), de Mamers (avril 1590), de la Ferté-Bernard et de Châteaudun (mai 1590). Certains huguenots étaient aussi installés au domaine du Bois Landry de 1600 à 1639. La religion prétendue réformée[10] (RPR) se distingue par la sobriété de ces édifices, par son caractère iconoclaste. Les prières ne s’adressent plus aux saints ni à la vierge Marie mais seulement à Dieu. Le retable érigé en l’église de Saint-Eliph, est bien évidemment contraire à ces dogmes.

Le retable



Dans cette partie, nous analyserons la composition du retable de l’église. Du latin Retro tabula altaris, derrière l’autel, est un édifice religieux, présenté de manière verticale contenant des décors sculptés ou peints. Ce type d’édifice ferait penser à une « sorte de dossier en pierre ou en bois qui ferme le fond du chœur » selon Marc Bouyssou. Le retable est apparu à partir du moment où le prêtre a commencé à célébrer la messe en tournant le dos aux fidèles (courant Xème siècle). De nombreux lieux de cultes abritaient ce genre d’édifice. Toutefois, une grande partie d’entre eux ont été démolies à la suite du concile Vatican II de 1962. Désormais, ce concile œcuménique obligeait le prêtre à s’exprimer et à prêcher la foi chrétienne devant ses fidèles, tandis qu’auparavant le représentant de la religion catholique officiait les cérémonies et sacrements religieux  face au retable, orienté vers l’Est. Du point de vue architectural, cet édifice, est « l’élément essentiel de la liturgie : c’est à partir de lui que doit se lire l’église baroque. Le retable a fini par constituer avec l’autel un ensemble indissociable où se reflètent la théologie et la dévotion de l’époque. »[11]

Mais avant de pénétrer dans l’enceinte du maître-autel, arrêtons-nous un instant devant la barrière de bois située au pied du retable. Cette petite barrière peut rappeler le jubé qui empêchait autrefois aux fidèles de voir le bon déroulement de la messe. Toutefois, cette barrière par sa taille n’a pas vocation de cacher, mais de montrer. Du point de vue artistique cette barrière contribue à mettre en valeur l’architecture du maître-autel. Son usage servait à délimiter l’espace pour les fidèles (la nef) du prêtre (le chœur). Cette barrière est en fait un banc de communion que le concile de Vatican II a tenté d’éliminer. Les églises d’art baroque sont conçues pour « canaliser le regard vers le tabernacle, élément central du retable. »[12] Pour mieux apercevoir les divers éléments du maître-autel, il nous faut suivre le sens de lecture de haut en bas du retable puis terminer par les éléments latéraux.

Ce retable, est composé :
  • D’un corps central avec l’autel et le tabernacle
    
  • De colonnes disposées de chaque côté de l’autel
    
  • D’un tableau situé au-dessus du tabernacle et d’un couronnement
    
(ici niche de la trinité) qui vient coiffer l’édifice. À rappeler que la taille du retable dépend des disponibilités financières de la paroisse de l’époque donc de sa richesse et de l’espace alloué.

Le maître-autel

L’ensemble du maître-autel est composé de stuc[13], de dorures d’ensemble sculptés et peints. Ses mensurations extravagantes sont comparables à celles de l’église qui l’abrite avec plus de 8m 40 de hauteur et 2m 10 de largeur. Ses ornementations foisonnantes contiennent des décors végétaux, d’anges adorateurs, de deux portes latérales menant à la sacristie recouvertes de cartouches baroques à bord frangé, typique du mouvement de la Contre-Réforme, s’apparentent aux retables de type lavallois[14]. Le style lavallois se remarque par son style monumental, par la profusion de statues présentent sur le retable et par la recherche de proportion. Toutefois, ce foisonnement architectural en ferait oublier le premier principe, la fonction première d’un retable : celui de la dévotion et de la prière. Ces éléments architecturaux sont désormais protégés par l’inscription aux Monuments Historiques du 13 novembre 2000. Néanmoins, cette classification exclut l’autel sur lequel reposent les statuettes du tabernacle puisqu’il ne date que du XIXème siècle et donc postérieur à la réalisation du maître-autel.

Le maître-autel de l’église de Saint-Eliph est surplombé d’un élément typique de l’art baroque : la statue de la Trinité.

La statue de la Trinité



Selon Lefèvre, le retable de l’autel est surmonté d’un second au milieu duquel est creusée une niche contenant la trinité surplombant l’ensemble de l’édifice avec la colombe (le saint esprit), le père et le fils. À noter que le père donc Dieu est représenté à l’inverse des Protestants qui s’interdisent un tel acte en vertu du second commandement du Décalogue : « tu ne te feras pas d’image. » La statue de la Trinité est faite de stuc comme l’ensemble du maître -autel où Dieu présente son fils en Croix tandis que la sainte colombe surplombe la scène qui n’est pas sans rappeler le « Trône de grâce » représenté essentiellement dans les cœurs des rosaces des cathédrales.







Conformément au sens de lecture nous allons maintenant analyser l’œuvre exposée au centre de ce maître-autel.











Le tableau



Au-dessus se dresse une toile qui symbolise la présentation de Jésus au temple. Cette peinture à huile de forme hexagonale est d’une hauteur maximale de 145 cm et d’une largeur de 190 cm. La vierge Marie porte son enfant dans ses bras, accompagnée de Joseph, d’Anne derrière et de Siméon, (le vieillard se tenant à l’autel du temple portant une tiare). En haut de cette peinture sont inscrite deux mentions latines apportées par des anges musiciens : nomen eius Jesus et vocatum est[15] devant un donateur. Ce tableau en clair-obscur n’est pas sans rappeler le style baroque avec l’exubérance, et l’exagération des faits. Le tableau central est toujours consacré à un grand thème de la religion catholique souligné par le concile de Trente. De conception baroque, le tableau devait être mis en valeur et présenté telle une pièce de théâtre. Comme l’atteste la présence de l’ornementation de chaque côté de la toile. L’objectif est d’instruire les fidèles sur les grands événements de la religion et de la vie du Christ. Les feuilles d’acanthe décorant le haut des colonnes sont typiquement baroques avec un renversement intérieur.  Toutefois, l’auteur de ce tableau nous est inconnu. Selon le rapport des monuments historiques la présentation au temple aurait été réalisée par un élève ou un artiste ayant repris une des œuvres de Zucarro Federico[16]. Il est a rappeler que l’école bellifontaine à inspirer un grand nombre d’artistes à travers toute l’Europe au cours du XVIIème siècle. Ces artistes ont pu influencer nombres d’élèves, de disciples ou d’artistes tels Toussaint Dubreuil pour la peinture, Primatice pour la gravure[17]. En revanche, l’art bellifontain s’approche davantage du maniérisme du baroque, plutôt du style Henry IV que du style Louis XIII. La présence d’une gravure réalisée par un artiste s’imprégnant des règles de l’école bellifontaine est ici quasi nulle. C’est pourquoi, il est légitime de penser que cette toile soit le fruit du travail de cet éminent artiste. Puisque certains comme Philippe de Champaigne[18] ou La Hyre[19] ont réalisé des œuvres dans des églises tout à fait ordinaires.

Outre cette œuvre évoquant un des grands passages biblique, le retable est aussi composé d’un tabernacle.

Le tabernacle[20]



Depuis le concile de Trente, la conservation des hosties consacrées durant la messe se réalise dans le tabernacle.

Le compte rendu du 28 juillet 1852 témoigne de l’importance de cet élément. Il abrite de bas en haut, l’autel contenant l’agneau aux sept sceaux[21]. Cet agneau représente ici la victoire contre la mort et le mal. Cet ajout avait pour objectif de soutenir les fidèles opprimés à poursuivre leur quête vers leur salut. Voyer ici l’intention de l’artiste ou de son commanditaire à résister à toute forme de tentation[22].

Sur l’autel, une pierre à relique est exposée, cet élément sur lequel sont gravées cinq croix protégeait, contenait une relique en son sein. Cette pierre faisait office de chasse. Le tabernacle est fait de bois peint d’une teinte blanchâtre et recouvert de dorures. Le rapport des monuments historiques témoigne la présence de colonnettes torses aux pampres dorés. De même que la base du tabernacle est composée de :
  • guirlandes fruitées
    
  • palmettes
    
Les colonnes torses appelées aussi salomoniaux, car elles auraient décoré le temple juif de Jérusalem (détruit en 70). Le Bernin a démocratisé cet élément à travers le baldaquin de Saint- Pierre de Rome (réalisé entre 1624-1633) soutenu par des colonnes torses. Leur signification est double elle peut à la fois symboliser la stabilité mais aussi l’élan par la notion de mouvement. Néanmoins, sur les colonnes torses du retable de l’église de Saint-Eliph sont recouvertes de végétaux, de feuilles de vigne en référence au sang du Christ.

Ce tabernacle est composé de cinq personnages représentés de gauche à droite : saint Elophe (patron de la commune depuis l’extrême fin XII, début XIII ème siècle), saint Pierre, Jésus, portant l’orbe crucifère (globe terrestre surmonté d’une croix. Cette croix aurait remplacé la « victoire », Nike, en grec qui se tenait debout sur les globes des Grecs et Romains païens. Le globe était hérité des empereurs romains, symbole de pouvoir. Or, ici l’orbe pur évoque l’aspiration à la pureté.) saint Paul (l’apôtre des gentils[23]) et saint Sébastien considéré comme le troisième patron de l’Église catholique après saint Pierre (représenté ici  chevelu à la mode orientale, reconnaissable grâce à son trousseau de clés, dans le livre saint, l’une est faite d’argent, la seconde d’or, qui lui confère le pouvoir de lier et de délier, mais aussi un pouvoir sur Terre comme dans le ciel. La première représentation de saint Pierre avec son trousseau de clés apparaît sur une mosaïque du milieu du Vème siècle.) et saint Paul. Ici l’apôtre des Gentils est représenté à une époque où sa renommée décline. En effet, l’Église anglicane et luthérienne éclipsent ce saint de la religion. La papauté a fini par s’en désolidariser tandis que l’art de la contre-Réforme issu du concile de Trente le mit à l’index suspecté d’hérésie. La Renaissance a adopté saint Sébastien comme modèle artistique. Son martyre était un prétexte à glorifier la beauté du corps nu. Toutefois, selon Jean-Louis Gauthier, les saints étaient exposés dans les lieux de culte en raison de leur pouvoir de guérison. Au-devant est apposé un reliquaire abritant une relique de saint-Elophe[24]. Cet objet sacré fut offert à l’église de Saint-Eliph en 1955 par l’église de Soulosse-sous-saint-Eloph.

Comme nous l’avons vu ce tabernacle présente une certaine richesse architecturale. Toutefois, selon le rapport réalisé par les conservateurs des Monuments Historiques, il n’est pas à exclure qu’un deuxième niveau aujourd’hui disparu ai supporté la partie haute du tabernacle.

D’autres éléments composent cet ensemble. Nous venons d’analyser les parties centrales, intéressons-nous dès à présent aux parties latérales de ce retable.



Les parties latérales



À gauche, est représenté le saint cephalophore à qui est dédiée cette église : saint Elophe. Tandis que du côté droit, est représenté saint Sébastien. Par analogie, ces deux personnages ont été faits martyrs de la foi chrétienne. L’artiste a semble-t-il eut l’intention de représenter ces deux figures comme exemple dans l’assemblée des fidèles[25].

À l’arrière



Partie non visible à première vue, mais tout aussi riche. Puisque c’est à cet endroit qu’est inscrite la signature de l’artiste qui a réalisé cet édifice et c’est ici que les coffres sont apposés. À cette époque les sacristies n’existaient pas, les coffres abritant les ornements liturgiques étaient situés derrière l’autel[26].

Le retable de l‘église de Saint-Eliph par son style baroque livre par sa richesse ornementale, un enseignement pour le fidèle averti, un élément remarquable pour les âmes sensibles au domaine artistique. Quoi qu’il en soit, ce retable ne laisse personne indifférent jusqu’à inviter l’observateur à découvrir ses sens cachés.



Bibliographie

Cahier percherons, Les énigmes du retable de l’église Saint Jean Baptiste du Plessis-Dorin, n°196, 4ème trimestre 2013 pp. 33-41.

REAU, Louis, Iconographie de l’art chrétien.

LEBEDEL, Claude, Histoire et splendeurs du baroque en France, ed. Ouest France, Rennes, 2003.

Sitographie

Retables

MENARD, Michelle, Une histoire des mentalités religieuses aux XVIIème et XVIIIème siècles, [consulté le 14 août 2017]. En ligne,  https://books.google.fr/books?id=4bTLSa9W9UkC&pg=PA140&lpg=PA140&dq=cartouches+retable+baroque+%C3%A0+type+lavallois&source=bl&ots=XmiYArGbI1&sig=6S-HXlt5A3XUuoh64oZHwz48EGI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvhb75l9rVAhXHJsAKHaV7CYoQ6AEIMjAC#v=onepage&q=cartouches%20retable%20baroque%20%C3%A0%20type%20lavallois&f=false

Monuments historiques, [consulté le 10 août 2017], En ligne, http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr.

Le globe terrestre

PERREAU, Stephane, [consulté le 19 août 2017], En ligne, http://hyacinthe-rigaud.over-blog.com/article-le-salvator-mundi-vu-par-hyacinthe-rigaud-118287178.html

Science po, [consulté le 19 août 2017], En ligne, http://blogs.sciences-po.fr/recherche-icones-globe/2011/01/18/lorigine-de-lorbe-crucifere-et-le-dieu-chretien-comme-imperator/

 

[1] Le procès-verbal de 1644 ne mentionne aucun ornement ni présence de retable, or le procès établi en 1646 contient cette locution « ornements » tandis que le rapport réalisé en 1652 souligne la présence du « tabernacle de l’autel ». Les inspecteurs ont surement aperçu le retable en travaux durant leur visite en 1646. Voici pourquoi, il n’est pas mentionné de manière explicite.
[2] Le concile de Trente impose que chaque évêque aille visiter les églises de son diocèse pour y rédiger des procès-verbaux. Ces rapports d’inspection mentionnaient l’état du mobilier religieux et de la bonne conduite des fidèles durant l’année.
[3] L’étymologie du terme « baroque » reste obscure. Il est probable que l’origine de ce mot soit héritée du portugais « barocco » : perle irrégulière. Le dictionnaire de l’académie (1718) le définit comme « tout ce qui est irrégulier et bizarre. » La connotation négative de ce terme a fini par déteindre sur l’art. Le baroque ne respecte pas les règles et n’est que le fruit de la libre réalisation de l’artiste. Il se distingue de la Renaissance et de ses principes. L’exubérance, la virtuosité des formes et des couleurs avaient contrarié les contemporains. Néanmoins aujourd’hui l’art baroque est accepté comme un art à part entière. L4art baroque s’est développé à Rome et s’opposait à l’austérité des lieux de cultes protestants.
[4] Orchestrée par la religion catholique.
[5] Drapeau original. Ce drapeau récupéré par Pierre de Fontenay lors de la bataille de Mortagne en 1594 qui l’affrontait au gouverneur de Verneuil et d’Argentan, Pierre Rouxel, a été classé aux Monuments historiques en 1999.







[6] Autre nom donné aux Protestants.
[7] Néanmoins, les villages alentours avaient subi de plein fouet cette percée, plus de 50 églises furent incendiées et leur prêtre mis à mort.
[8] Saint-Eliph avait déjà connu la présence d’autre religion comme l’atteste le lieu-dit de la Picarderie a semble-t-il était attribué en l’honneur « de ses habitants, à moins que ce ne soit de celui d’un pratiquant […] d’une hérésie qui eut cours au XVème siècle[8] »
[9] Dans les années 1570, les guerres de Religions prennent une nouvelle dimension. Les grandes familles telles de Guise, reprochent au roi d’être trop tolérant avec les huguenots. En 1584, cette opposition prend le nom de la Sainte Ligue Catholique.
[10] Autre nom donné au protestantisme.
[11] Dans LEBEDEL, Claude, Histoire et splendeurs du baroque en France, ed. Ouest France, Rennes, 2003.
[12] Dans LEBEDEL, Claude, Histoire et splendeurs du baroque en France, ed. Ouest France, Rennes, 2003.
[13] Le stuc est un enduit composé de marbre blanc, de chaux, de craie ou de plâtre. Ce matériau très résistant est aussi reconnu pour le rendu de ses très beaux polis. Le travail de ce matériau remonte à l’Antiquité où les artistes n’hésitaient pas à représenter leurs compères ou leurs divinités à travers les sculptures décoratives. Mais ce n’est qu’au cours du XVème siècle, pendant la Renaissance que survint cette technique qui a perduré jusqu’à l’art baroque.
[14] Les retables de type lavallois, appelés également retable de style Louis XIII (1624-1640), apparut dès l’arrivée au pouvoir de Richelieu. Ce mouvement s’est manifesté en architecture, empruntant les dogmes des courants artistiques précédents ayant pour canon la sévérité et la rigueur des formes. Ce style de retable a été réalisé en grand nombre dans le Sud du Bas-Maine qui a bien évidemment dépassé ses frontières. Selon Jacques Salbert, « la situation chronologique des premiers retables lavallois, les influences probables de Fontainebleau par le détour de Brissac, le décor sculpté sagement ordonné, ne peuvent que confirmer l’appartenance de l’œuvre lavalloise au grand courant maniériste de la fin du XVIème siècle et du début du XVIIème siècle. » Dans Une histoire des mentalités religieuses au XVIIème et XVIIIème siècle par Michèle Ménard.
[15] « Son nom est Jésus. »
[16] Dès la fin du XVIème siècle Federico s’impose comme la référence même dans l’art religieux. Comme ses contemporains, il voyage à travers l’Europe. Zucarro part travailler aux Pays-Bas, en Angleterre, en Espagne et dans toute l’Italie.
[17] La gravure était réalisé à partir d’un tracer obtenu à l’aide d’une pointe sur une plaque de cuivre vernie, avant de l’imbiber d’acide.
[18] A Pont de Seine et à Guerchin.
[19] Dans l’Allier.
[20] A note que dans le judaïsme, le tabernacle est un sanctuaire portatif dans lequel les Hébreux abritaient l’arche d’alliance dans son Saint des saints jusqu’à la construction du temple de Jérusalem.
[21] Présent dans l’apocalypse de saint Jean. Texte écrit à la fin du Ier siècle de notre ère, fait mention de l’agneau mystique.
[22] En particulier, veiller à ne pas « tomber dans le piège protestant » pour les catholiques de cette époque.
[23] Saint Paul a joué un rôle important dans la diffusion du christianisme parmi les Gentils et Gentilles, traduction latine de l’hébreu göim du grec ethnê et désigne les peuples non juifs. A noter qu’en latin la Gens désigne la famille au sens de la communauté.
[24] Une partie du fémur.
[25] Le nombre de fidèle était relativement important à cette époque. En 1650 Saint-Eliph comprenait plus de 1100 habitants soit autant de croyants.
[26] Ces éléments étaient appelés revestiaires.
Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Association Gazette Beauce Perche et Thymerais